La campagne agricole 2019-2020 a enregistré “une pluviométrie limitée” à 205 mm au 22 avril 2020, en baisse de 34% par rapport à la moyenne de 30 ans (323,7 mm) et de 25% par rapport à la campagne précédente (282,1 mm) à la même date, indique mercredi le ministère de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts.

L’impact de cette faiblesse du volume des pluies a été exacerbé par leur mauvaise et irrégulière répartition spatiotemporelle, souligne le ministère dans un communiqué, ajoutant que la campagne a connu de faibles précipitations à tous les stades de développement des céréales et a été également caractérisée par de longues périodes sèches (près de 40 jours) pendant les périodes de tallage et de montaison.

Le déficit pluviométrique a touché toutes les régions céréalières à un degré plus au moins important, relève le ministère, notant que dans la Chaouia et le Haouz, ce déficit a été de 50% en moyenne, alors que dans le Saïss, le Pré-Rif et le Nord, il a varié entre 30 et 45% avec un niveau de précipitation relativement favorable pour la croissance et le développement des céréales.

Ainsi, la campagne agricole a été moyenne dans le Saïss et le Gharb et faible dans le reste des régions, fait savoir la même source.

Pour le cheptel, les dernières pluies, et le lancement par le ministère du programme de sauvegarde du cheptel ont contribué à l’amélioration de la situation des ressources fourragères des parcours, fait savoir le ministère.

En effet, l’état des parcours s’est amélioré dans plusieurs régions et la production en ressources pastorales est en amélioration grandissante dans plusieurs régions, souligne le ministère, ajoutant qu’avec les prévisions pluviométriques favorables des 2 prochaines semaines, “il est attendu que cette situation évoluera encore”.

Sur le plan sanitaire, les programmes de vaccination se poursuivent tel que programmé et le suivi des services de l’ONSSA font état d’un bon état sanitaire du cheptel, conclut le ministère.