Infomédiaire Maroc – Le fonds normatif en matière de l’amélioration de la qualité a connu la production de 1 100 nouvelles normes marocaines au cours de l’année 2018, a annoncé, ce lundi à Rabat, le ministre de l’Industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique, Moulay Hafid Elalamy.

En normalisation, “domaine fondamental de l’infrastructure qualité, le Maroc poursuit la production de normes marocaines avec une cadence de 1.100 normes au cours de l’année 2018, avec des efforts de révisions de normes existantes pouvant même avoisiner les 50%”, a dit Elalamy dans une allocution lors du forum d’ouverture de la 22ème Semaine nationale de la qualité, organisée sous le thème “l’écosystème qualité pour accompagner l’accélération industrielle”.

“Nous veillons à l’accompagnement de la production de normes marocaines par la promotion de leur utilisation par les entreprises, notamment à travers la labélisation et les marques de certifications collectives”, a-t-il poursuivi, soulignant les importantes avancées qu’a connues le label «Salamatouna» pour la certification de l’authenticité des pièces de rechange automobiles et de leur conformité aux normes de sécurité.

L’octroi des labels à la première promotion d’entreprises certifiées «Salamatouna» aura lieu incessamment, a fait savoir le ministre.

Pour le volet de l’accréditation, “les objectifs fixés par notre département pour la période 2018-2021 se fondent sur la mise en place d’un service d’un haut niveau de professionnalisme en vue de créer une image crédible nécessaire pour promouvoir la confiance en vers les organismes accrédités et les déclarations de conformité qu’ils émettent, ainsi que leur reconnaissance par les autorités réglementaires internationales et à l’échelle régionale”, a précisé Elalamy.

C’est ainsi que le ministère a lancé la refonte du cadre législatif actuel du système d’accréditation en vue de satisfaire les exigences internationales en matière d’autonomie financière, d’indépendance et d’impartialité, a-t-il fait remarquer, indiquant qu’un projet de loi portant création de l’institut marocain d’accréditation a été élaboré en mars 2018 et a été suivi d’une validation du projet de réforme par le comité marocain de l’accréditation, ainsi que par la commission accréditation du Conseil supérieur de normalisation, de certification, d’accréditation et de promotion de la qualité.

S’agissant de la surveillance du marché et outre la poursuite de la refonte du système national du contrôle à l’importation, la règlementation technique y afférent a été étoffée en rendant obligatoire l’application de 18 normes se rapportant aux produits électriques, aux pièces de rechange automobile et à des matériaux de construction, selon le ministre qui relève que l’objectif étant d’assurer la sécurité du consommateur et favoriser une concurrence loyale entre les fabricants et les importateur.

Dans le même sillage, Elalamy a fait savoir qu’il a été procédé à l’imposition de l’utilisation du marquage Cم pour les produits électriques et électroniques à basse tension et les jouets afin de faciliter le contrôle et orienter le consommateur marocain vers les produits sûrs.

Ce marquage atteste de la conformité des produits industriels concernés aux exigences de la loi en vigueur, a-t-il noté.

Elalamy a, par ailleurs, a relevé qu’en 2018 la création de nouveaux comités locaux de promotion de la qualité a été fortement encouragée, faisant observer qu’à l’instar de ceux créés depuis mars 2018 dans les villes de Rabat, Kénitra, Safi et Nador, ces comités auront la charge de sensibiliser les acheteurs publics locaux sur l’importance de se référer aux normes marocaines dans les appels d’offres et d’identifier les besoins locaux en matière d’infrastructures qualité.

De son côté, le président de l’Union marocaine pour la qualité (UMAQ), Ahmed Bouhaouli, a souligné l’importance de cette semaine qui réunira les différents acteurs concernés afin de discuter des moyens à même de relancer et donner un nouvel élan à la qualité au Maroc.

Il a, dans ce sens, fait remarquer que l’un des points fondamentaux sur lesquels l’UMAQ a travaillé consiste en la création de comités régionaux de la qualité au niveau des 12 régions du Royaume.

“Nous sommes arrivés à mettre en place quatre comités régionaux jusqu’à aujourd’hui. Le travail va se poursuivre pour en créer plus”, a dit Bouhaouli, ajoutant que l’UMAQ et le ministère ambitionnent de mettre en place conjointement une charte nationale de la qualité fixant les obligations et les engagements des différentes parties prenantes, ayant pour but de donner une place primordiale à la qualité.

La Semaine nationale de la qualité (12-16 novembre) est l’occasion de faire le point sur les avancées réalisées dans le développement de la qualité au Maroc et sur les actions à entreprendre pour le renforcement de l’infrastructure qualité en faveur de l’amélioration de la compétitivité de l’industrie marocaine.

Elle vise, en outre, à mettre en relief l’importance de la mise en place d’un écosystème qualité en tant que levier de compétitivité de tous les secteurs productifs. En répondant aux besoins précis des écosystèmes industriels en matière de normalisation, certification, essai et contrôle, métrologie et accréditation, cet écosystème favorisera l’accélération industrielle amorcée dans le Royaume et permettra d’assurer une intégration réussie de son économie au niveau international.

Rédaction Infomédiaire