Le Maroc est disposé à partager avec la Mauritanie l’expérience qu’il compte à son actif dans le domaine de la régionalisation avancée, a souligné, lundi à Nouakchott, le président de l’Association des régions du Maroc, Mohand Laensar.


S’exprimant lors des travaux d’un colloque organisé par l’ambassade du Maroc à Nouakchott, en coopération avec les autorités mauritaniennes et l’Association des régions du Maroc, sous le titre “Gouvernance des régions en Mauritanie et au Maroc”, Laenser a indiqué que le Royaume est disposé à partager son expérience avec la Mauritanie en matière de régionalisation avancée, à travers la mise en place d’un cadre de partenariat et de coopération fructueux et constructif qui pourrait transcender la dimension bilatérale pour revêtir une dimension continentale.


Le premier colloque national de la régionalisation avancée, qui s’est tenu fin décembre dernier à Agadir, a été l’occasion de procéder à une évaluation du bilan des résultats de la mise en œuvre de la régionalisation avancée et d’en identifier les points de forces et les faiblesses, tout en explorant les perspectives d’avenir, a-t-il dit.


Pour sa part, le Wali directeur général des collectivités locales au ministère de l’Intérieur, Khalid Safir, a assuré que le ministère et l’Association des régions du Maroc ne ménageront aucun effort pour intensifier leur coopération avec les parties impliquées dans le chantier de régionalisation en Mauritanie.


“Cette rencontre, qui constitue un nouveau jalon dans le processus de la coopération fraternelle mauritano-marocaine, s’inscrit dans le sillage des rencontres soutenues par le Royaume pour discuter de questions communes avec la Mauritanie, renforcer la coopération Sud-Sud et consacrer la culture de dialogue constructif et la participation agissante pour développer de nouveaux mécanismes de gouvernance locale dans le continent africain”, a-t-il expliqué.


Safir a de même souligné que la tenue de ce colloque représente un nouveau départ pour le partenariat fraternel et la coopération entre les régions marocaines et leurs homologues mauritaniennes, avec pour ambition d’instaurer une coopération stratégique et de réaliser l’intégration économique régionale.


Cette rencontre constitue une importante occasion pour examiner les différentes opportunités offertes par la régionalisation avancée et les enjeux et défis auxquels est confrontée sa mise en place sur le terrain, ainsi que pour échanger les expériences et les bonnes pratiques entre le Maroc et la Mauritanie à cet égard, a-t-dit.


S’exprimant par la même occasion, l’ambassadeur du Maroc à Nouakchott, Hamid Chabar, a indiqué que le colloque, organisé sous l’égide du ministère mauritanien de l’Intérieur et de la Décentralisation, a tenu à mettre en exergue la nature de l’intersection entre la théorie et la pratique dans la gestion de la chose régionale, afin d’étendre l’expérience marocaine et de permettre ainsi à la Mauritanie de tirer profit de son contenu.


Le diplomate a aussi mis l’accent sur les principales caractéristiques de la régionalisation avancée et ses accumulations à même de permettre la formulation d’un modèle régional mauritanien qui prend en compte des spécificités du pays.


Il a qualifié de “pilote” l’expérience marocaine de régionalisation avancée, qui pourrait être mise aujourd’hui à la disposition de la partie mauritanienne pour en tirer profit.


Auparavant, le secrétaire général du ministère mauritanien de l’Intérieur et de la Décentralisation, Mohamed Ould Swidat, a souligné l’importance du colloque dans l’échange d’expériences et d’expertises entre les différents acteurs dans tous les domaines des deux pays, en particulier les conseils régionaux qui viennent de voir le jour en Mauritanie.


Le Colloque, qui se tient deux jours durant, connait la participation de plusieurs responsables centraux du ministère marocain de l’Intérieur, de professeurs universitaires et responsables régionaux des deux pays, dont la présidente du conseil de la région Guelmim-Oued Noun, Mbarka Bouaida.


Ses travaux se déclinent en cinq sessions thématiques portant sur “Le cadre juridique et les institutions régionales”, “Le projet régional, difficultés et bonnes pratiques”, “Partenariats entre l’Etat et les acteurs économiques et sociaux”, “Financement du développement régional” et “Mécanismes d’appropriation du projet régional par les acteurs territoriaux”.


Pour rappel, la Mauritanie a connu en septembre 2018 les premières élections des conseils régionaux au nombre de 13, après leur création conformément aux amendements constitutionnels effectués suite à un référendum tenu en août 2017.