Le Rwanda a présenté mardi à Kigali les premières voitures électriques importées sur le continent africain dans le cadre d’un projet pilote destinée à tester les e-voitures et leurs performances dans le climat de la région.

Grâce à ce projet inédit en Afrique, porté par le gouvernement rwandais, le constructeur allemand Volkswagen (VW) et le groupe spécialisé dans l’énergie Siemens, quelque 50 voitures électriques vont être exploitées sur place pour étudier la pertinence et la faisabilité du développement de la mobilité électrique sur le continent.

Dans le cadre de la première phase du projet, 4 e-voitures et une station de recharge ont été présentées par Edouard Ngirente, le premier ministre du Rwanda, lors d’une cérémonie organisée au Centre de Conventions de Kigali.

Sous réserve des résultats obtenus par le programme, la flotte de voitures électriques sera étendue à 50 unités qui pourraient se ravitailler en électricité auprès des bornes réparties sur 15 sites.

Les techniciens locaux qui assembleront et entretiendront ces e-véhicules, mais aussi leurs conducteurs, ont reçu une formation spécialisée en amont du lancement du projet.

“Les engins électriques représentent une grande opportunité pour remplacer l’importation coûteuse de carburant par l’électricité. Il faut rappeler qu’en 2018, le carburant occupait à lui seul 12% des importations du Rwanda”, a expliqué le premier ministre rwandais.

“Nous avons investi plus de 30 milliards de dollars dans de nouveaux véhicules et plateformes électriques et le monde entier évolue dans cette direction”, a déclaré de son côté Thomas Schaefer, directeur de VW pour l’Afrique, ajoutant que “le plan pour l’Afrique est qu’au bout du compte, nous remplacions l’ensemble de la flotte par des véhicules électriques”.

Le projet “Moving Rwanda”, dans lequel s’inscrit ce programme pour la mobilité électrique, a été lancé en juin 2018 à la suite de l’investissement initial de VW dans ce pays est-africain.

Si la phase pilote est concluante, l’utilisation de la voiture électrique pourrait rapidement se vulgariser au grand bénéfice du Rwanda dont la facture du carburant importé reste préoccupante pour les autorités locales.