Danone a élargi ses rappels de lait infantile en France et dans plusieurs pays européens, dont la Pologne, l’Autriche, l’Allemagne, la Hongrie, la Roumanie et la Suisse.
En France, le site officiel Rappel Conso mentionne 19 références de laits Gallia et Blédilait concernées, tandis qu’en Autriche et en Allemagne, près de 120 lots (notamment Aptamil et Milumil) sont listés.
À l’origine de cette vague de retraits: la mise à jour des recommandations de l’Autorité européenne de sécurité des aliments sur la céréulide, une toxine pouvant provoquer vomissements et troubles digestifs. L’Autorité a notamment proposé une dose de référence aiguë de 0,014 microgramme par kilogramme de poids corporel pour les nourrissons, un seuil plus strict susceptible d’entraîner de nouveaux rappels chez plusieurs industriels.
La céréulide a été détectée dans une huile riche en acide arachidonique fournie par l’industriel chinois Cabio Biotech, utilisée dans certaines formulations.
Ces dernières semaines, le rappel massif initié par Nestlé a entraîné une réaction en chaîne, touchant aussi d’autres acteurs du secteur. En France, des enquêtes ont été ouvertes après le décès de 2 nourrissons ayant consommé des laits Nestlé rappelés, mais aucun lien direct n’a été établi à ce stade. 5 autres nourrissons ont également été hospitalisés, puis sont tous sortis de l’hôpital.
Danone assure de son côté vouloir “rassurer les parents” et affirme que ses formules sont sûres, tout en appliquant ces retraits à titre de précaution.
En parallèle, l’association Foodwatch a déposé plainte à Paris avec 8 familles, accusant les fabricants d’avoir tardé à rappeler des lots suspectés, évoquant un délai de plus d’1 mois entre une première détection et certains élargissements de rappels.
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