Des experts et acteurs institutionnels ont appelé, lundi à Rabat, à l’adoption de législations consacrant la justice sociale et renforçant l’évaluation de l’impact, afin de consolider le rôle du Parlement dans la gouvernance du développement.
Intervenant lors de la 3e session du 10e Forum parlementaire international sur la justice sociale, organisé sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, ils ont souligné l’importance de la coopération entre les institutions législative et exécutive, les instances constitutionnelles et la société civile, pour intégrer l’impact social dans les processus de législation, de contrôle et d’évaluation.
Pour Adam Elhiraika (Commission économique pour l’Afrique des Nations Unies), la justice sociale est un pilier du développement et de la stabilité, rappelant l’importance de l’Objectif 16 des Objectifs de développement durable.
De son côté, Ibrahim Benmoussa a indiqué que le Parlement dispose de mécanismes d’évaluation, couvrant l’ex ante, le concomitant et l’ex post, avec une approche orientée vers la mesure de l’impact réel et l’amélioration de l’action publique.
Khellaf Ayache (HCP) a mis en avant les indicateurs mobilisés, dont l’indice de pauvreté, l’indice de pauvreté multidimensionnelle et l’indice de Gini, plaidant pour une meilleure intégration de la justice sociale dans la planification et la budgétisation.
Enfin, Rachid Ismaili Alaoui (Cour des comptes) a rappelé que les missions de contrôle contribuent à renforcer l’équité, améliorer le ciblage des dépenses sociales et consolider la reddition des comptes, notamment sur des dossiers comme les retraites, la compensation, l’emploi des jeunes et l’enseignement rural.
Le Forum, organisé par la Chambre des Conseillers et le CESE, se décline en 3 séances sur les transformations mondiales, l’équité et la protection sociale, et la gouvernance parlementaire de la justice sociale.
Rejoignez-nous sur WhatsApp
Rejoignez-nous sur telegram
Suivez-nous sur Google News





