Le Maroc aborde 2026 avec une trajectoire de croissance que le Fonds monétaire international juge solide, portée par un enchaînement favorable : investissement public et privé, production agricole robuste et amélioration progressive des équilibres macroéconomiques.
D’après l’institution, la croissance a atteint 4,9 % en 2025, tirée par l’agriculture, la construction et les services. La même cadence est projetée en 2026, dans un contexte marqué par une pluviométrie exceptionnelle qui soutient l’activité agricole et, plus largement, l’élan économique.
Sur le front des prix, l’inflation est restée faible, à 0,8 % en 2025. Elle devrait remonter graduellement pour avoisiner 2 % à l’horizon mi-2027, sous l’effet du renforcement de la dynamique de croissance.
Le Fonds souligne aussi l’amélioration des finances publiques : les recettes fiscales ont atteint 24,6 % du produit intérieur brut en 2025, tandis que le déficit du gouvernement central s’est réduit à 3,5 %. De quoi dégager des marges pour renforcer l’investissement dans le capital humain, notamment l’éducation et la santé, à condition de préserver une partie des gains de recettes.
Côté extérieur, le déficit du compte courant pourrait se creuser modérément, en raison du contenu en importations des investissements, malgré une hausse attendue des recettes touristiques. Il serait en partie financé par la progression des investissements directs étrangers, tandis que le niveau des réserves internationales est jugé adéquat.
Le Fonds estime enfin que les risques sont globalement équilibrés, citant notamment un possible ralentissement de la zone euro et la volatilité des matières premières. La création d’emplois durables demeure, elle, un défi majeur, qui appelle des réformes pour dynamiser le secteur privé et améliorer la réactivité du marché du travail.
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