Les Lions de l’Atlas ont tenu tête, puis fini par vaincre la grande muraille de Syrie.
Dans un match époustouflant de la FIFA Arab Cup 2025, ce furent 96 minutes, pour être précis, de pur plaisir footballistique, où le Maroc a attaqué de toutes ses forces, tandis que la belle équipe syrienne s’est illustrée par une défense presque sans faille.
Face à nous, un pays en pleine reconstruction, qui parvient malgré tout à façonner une équipe capable de briller, indépendamment du score final. Parce que, finalement, c’est aussi ça le football: il y a un gagnant et un perdant, mais la dignité et la beauté du jeu ne se lisent pas seulement sur le tableau d’affichage. Aujourd’hui, c’étaient les Lions; demain, nul ne sait.
Mais le grand enseignement à retenir, c’est cette détermination qui se propage désormais dans les rangs de toutes les équipes qui affrontent notre sélection nationale. Le Maroc inspire, émeut, mais déclenche aussi parfois des abhorrations chez certains voisins. Nous l’avons tous constaté lors du match contre l’Arabie Saoudite, où les slogans ont fusé, en tribunes comme en ligne, et où tous les coups semblaient permis.
Grâce à cette discipline, cette rigueur et cette foi qui habitent les cœurs de millions de supporters dans le monde, le Maroc ne s’est pas seulement fait connaître: il est devenu une source d’inspiration.
Depuis quand des équipes arabes font-elles autant parler d’elles au niveau international ?
Un indicateur suffit à nous guider: le Maroc a atteint les demi-finales de la dernière Coupe du monde au Qatar. Le Maroc a décroché le bronze aux JO. Et la liste est devenue tellement longue, dans toutes les catégories – féminines, U20, et bien d’autres – qu’il serait fastidieux de toutes les citer..
Et depuis quand le Brésil panique à l’idée d’affronter les Lions de l’Atlas dès le premier match de la prochaine Coupe du monde ?
La révolution marocaine résonne désormais non seulement dans les cœurs, mais aussi dans les esprits des 17 millions de touristes qui ont visité le pays cette année. Tant d’indicateurs qui racontent l’histoire d’un pays en floraison.
Le seul vrai travail qui reste à accomplir est celui sur les mentalités: les nôtres, celles de nos voisins, et peut-être même celles d’un monde qui n’avait pas l’habitude de voir un pays comme le Maroc prendre autant d’altitude.
Mehdi Msaddeq
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