Le Secrétariat permanent du Réseau africain des mécanismes nationaux de prévention a officiellement ouvert son siège, jeudi à Rabat, marquant une nouvelle étape dans le renforcement des mécanismes africains de protection des droits fondamentaux.
L’ouverture des nouveaux locaux s’est déroulée en présence des membres du Comité de pilotage, représentant notamment le Maroc, l’Afrique du Sud, le Sénégal, le Cap-Vert, Madagascar, la Mauritanie et le Mozambique.
Abrité par le Conseil national des droits de l’Homme, ce nouveau siège coïncide avec la célébration du 23e anniversaire de l’adoption du Protocole facultatif se rapportant à la Convention des Nations unies contre la torture. Une symbolique forte qui illustre l’engagement croissant des pays africains en faveur de la prévention de la torture et des traitements inhumains.
Pour la présidente du Conseil national des droits de l’Homme, Amina Bouayach, les mécanismes nationaux de prévention et les institutions africaines des droits de l’Homme ont unanimement souligné l’importance stratégique de l’implantation du siège du Secrétariat général du Réseau au Maroc.
Elle a précisé que cette décision reflète l’engagement des pays africains, en particulier ceux du Sud, à mettre en œuvre de manière effective les normes internationales relatives aux droits de l’Homme.
De son côté, Chris Nissen, président de la Commission sud-africaine des droits de l’Homme et vice-président du Réseau, a rappelé que le mécanisme national de prévention constitue un outil international de suivi, destiné à prévenir la torture ainsi que les traitements cruels, inhumains ou dégradants dans les lieux de privation de liberté.
La création du Réseau africain des mécanismes nationaux de prévention avait été annoncée en juin 2023, à l’issue de l’adoption de la Déclaration de Marrakech, posant les bases d’une coopération africaine renforcée en matière de prévention et de protection des droits humains.
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