Le président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Chakib Alj, a présenté à Casablanca un bilan “solide” du mandat 2023-2026, mettant en avant des avancées concrètes en faveur des entreprises marocaines, en particulier les TPME.
Ce second mandat, a-t-il souligné, s’inscrit dans une dynamique de relance, de concrétisation et de libération des énergies, après un premier cycle, entre 2020 et 2023, marqué par la gestion de crise. La CGEM estime ainsi avoir consolidé sa place au cœur de la transformation économique du Royaume, tout en renforçant son rôle de force de proposition au service du secteur privé national.
Le programme du mandat 2023-2026 s’est articulé autour de quatre grands axes structurants. Le premier a porté sur l’amélioration du climat des affaires pour les TPME, avec notamment la réforme des délais de paiement, l’évolution du cadre des marchés publics, ainsi qu’une fiscalité plus favorable, avec un taux de l’impôt sur les sociétés fixé à 20% pour les PME et 35% pour les grandes entreprises en 2026. La Confédération a également mis l’accent sur la compétitivité logistique et sur la mise en place d’un corridor avec l’Office des changes.
Le deuxième axe a concerné le développement du capital humain. Dans ce cadre, la CGEM a poursuivi son engagement en faveur de la formation professionnelle continue, du lancement du projet Morocco Innovation Lab, de la loi organique sur le droit de grève, ainsi que de la modernisation du Code du travail. La Confédération a aussi continué à renforcer ses dispositifs d’accompagnement à travers de nouvelles promotions de son Académie sociale.
Le troisième axe s’est inscrit dans une logique de gouvernance responsable et d’inclusion économique, sociale et territoriale. La CGEM a ainsi développé plusieurs mécanismes liés à la responsabilité sociétale des entreprises, notamment à travers le renforcement du label RSE CGEM, du Label PME Responsable et des démarches de bonne gouvernance.
Le quatrième axe a été consacré à la préparation de l’économie de demain, à travers l’accélération de l’innovation, la décarbonation et l’émergence de nouveaux moteurs de croissance.
Sur le plan international, Chakib Alj a souligné que l’action de la CGEM prolonge naturellement celle menée au niveau national, avec la volonté de générer un impact concret pour les entreprises marocaines. La Confédération a ainsi agi sur plusieurs leviers, parmi lesquels la consolidation des partenariats stratégiques, la diversification des marchés, le renforcement de la présence du secteur privé marocain en Afrique et la redynamisation des conseils d’affaires.
Le président de la CGEM a également rappelé que la Confédération a fait le choix, durant ce mandat, d’appuyer ses orientations sur des analyses concrètes et plusieurs études, notamment sur l’emploi et les complémentarités entre les chaînes de valeur africaines, tout en poursuivant un chantier de modernisation interne en profondeur.
Enfin, le Conseil d’administration de la CGEM, réuni mercredi à Casablanca sous la présidence de Chakib Alj, a validé la candidature du binôme Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri pour les fonctions respectives de président et de vice-président général au titre du mandat 2026-2029. Cette candidature sera soumise au vote lors de l’Assemblée Générale Ordinaire Élective prévue le 14 mai 2026.
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