Ormuz paralysé : Shell alerte sur un choc énergétique mondial durable

Le blocage du détroit d’Ormuz provoque des tensions inédites sur le système énergétique mondial, selon Wael Sawan, directeur général de Shell. D’après lui, les perturbations actuelles sont d’une ampleur « jamais vue » et le retour à une situation normale pourrait prendre plus d’un an.

Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, plus de 10% de la production mondiale de pétrole aurait été retirée du marché, tandis qu’environ 20% de la production de GNL serait à l’arrêt. Une situation qui frappe particulièrement l’Asie, où plusieurs pays ont été contraints de mettre en place des mesures de rationnement ou de réduire l’activité économique.

Le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, reste au cœur des tensions entre l’Iran, les États-Unis et Israël. Même en cas d’apaisement militaire, Shell estime que la remise en ordre des flux énergétiques prendra du temps.

Le groupe pétrolier indique par ailleurs que certaines infrastructures gazières, notamment au Qatar, ont été lourdement affectées. Les travaux de remise en état sont en cours, avec une reprise espérée vers la fin du premier trimestre 2027.

Abonnez-vous à notre newsletter Abonnez-vous à notre newsletter
Rejoignez la communauté des entrepreneurs

Rejoignez-nous sur WhatsApp
Rejoignez-nous sur telegram
Suivez-nous sur Google News